samedi 15 décembre 2007

PREPARONS NOEL


Le sapin est achevé. Il reste quelques pièces de patchwork spécialement confectionnées à l’occasion de la fête à accrocher et à mettre en place pour que la fête soit belle.
Voici une nappe faite de tissu imprimé pour 4 coussins que j’ai fait tourner autour du centre afin que chacun puisse voir le sapin de face. J’ai matelassé sur un molleton ultra mince pour éviter les épaisseurs si je voulais poser quelque chose sur cette nappe, un vase par exemple.
Je m’en sers aussi de jeté de canapé, pour aller avec les coussins assortis.


Sur cette photo, on voit mieux le motif de la nappe (coussin vertical). Il y a aussi celui tout blanc réalisé en Trapunto par Virginie, représentant une bougie avec des feuilles de houx, et un autre coussin aux couleurs de Noël que j’ai offert à une amie.
Il a fini au fond du panier de son chien … ça tombe bien, j’aime bien les chiens !
ETOILE DE NOEL
Ce fut aussi une nappe, exercice de coupe rapide et d’assemblage machine. Comme je savais que chez moi elle finirait en panneau mural, j’ai matelassé (à la main, comme toujours) sur un molleton d’épaisseur normale.




FENETRES OUVERTES SUR NOEL
Un morceau d’étoffe imprimée de paysages de neige … à voir par les fenêtres.
J’ai quilté le cadre de bordure rouge ainsi que les rayons dans les paysages avec un fil doré, et le blanc avec du fil turquoise scintillant (tous les deux de la marque Coats). Dès que le sapin de Noël est en place, j’ajoute une guirlande, turquoise également, sur la tringle qui supporte le quilt.



LES ANGES
Je crois me souvenir que c’était un quilt mystère de France Patchwork il y a quelques années. Je l'ai offert.



NOEL EN ROUGE
A l’origine, c’était une nappe, confectionnée à l’occasion de l’exercice du carré dans le carré.
Je ne sais pas pourquoi je ne l’ai jamais aimée. Je l’ai donné comme gros lot dans une tombola pour une œuvre caritative, et elle a fait une heureuse, tant mieux !



ETOILE DE NOEL
Une autre étoile de Noël, celle de Bethléem. C’était ma première …
j’en ai bavé !Je crois que je l’ai offerte, à moins que je l’ai vendue dans un marché de Noël.


SISTER CHOICE
Un motif traditionnel avec des tissus de Noël.
C’est ce que je faisais faire aux vacancières le soir en après-ski, dans le cadre des activités organisées par l’Office de Tourisme du village où j’habite.
Bien que ce coussin ne pouvait être fini à temps si c’était lors des vacances de Noël, ou un peu prématuré si on était en février, je me disais que le tissu ne choquait pas puisqu’il y avait la neige dehors et qu’il était préférable à tout autre dont les couleurs n’auraient pas forcément convenu ni aux goûts ni à l’intérieur de celle qui allait le coudre. Et puis si ça ne lui plaisait pas pour elle, elle aurait toute l’année pour le finir et l’offrir à qui elle voudrait.
Ce fut pour certaines une occasion de découvrir le patchwork et de s’inscrire dans un club dès son retour dans sa région d’origine. J’ai ainsi revu au fil des ans les habituées de la station.



SAPINS EN 3 D
Faciles à faire. Ont toujours bien plu sur les marchés de Noël.




PORTES COUVERTS
En feutrine.




CALENDRIER DE L'AVENT
Avec ses petites poches à soufflets pour un petit cadeau ou une confiserie chaque jour de l'Avent.



PANNEAU LUMINEUX
Un sapin tout "enguirlandé" de lumières grâce à une guirlande alimentée par trois piles, le tout dissimulé à l'arrière du panneau.



CARTES DE VŒUX
Ces cartes (confectionnées à la machine avec la méthode de couture sur papier). Avec elles, il me reste à vous souhaiter à toutes et tous (un peu en avance !) ...


UN JOYEUX NOEL


ET

UNE EXCELLENTE NOUVELLE ANNEE


jeudi 15 novembre 2007

VOYAGE AU JAPON

TOKYO
Dimanche 10 heures du matin. Comme tous les jours de la semaine, les magasins ouvrent. De chaque côté de l’allée centrale, vendeuses et vendeurs forment une haie d’honneur, s’inclinant sur le passage de chaque client en ajoutant une parole de bienvenue :
"Irasshaimase. Ohayo gazaimasu !"
Bonjour, vous êtes au pays du Soleil Levant.


NIPPORI
J’avais prévu d’aller dans le quartier de Nippori à Tôkyô, l’équivalent de notre Marché St-Pierre à Paris. Avant mon départ, j’avais pris des contacts sur Internet et munie du plan du métro et de celui du quartier (les adresses telles qu’en Occident n’existent pas au Japon), je pensais consacrer un moment de mon séjour à la visite d’un magasin qu’on m’avait indiqué comme particulièrement riche en tissus pour patchwork, à la recherche de trésors locaux, très chers chez nous.


MAGASIN KINKADO A IKEBUKURO
J’apprenais que le magasin ciblé était lui, fermé le dimanche. Adieu donc Nippori ! J’allais devoir me contenter d’un magasin plus près de l’hôtel. Usant de la gentillesse naturelle des Japonais, je trouvais assez facilement, malgré les difficultés à me faire comprendre, LE magasin qui allait me convenir sans perdre de temps dans les transports, bien que JR et métro tôkyôïtes n’aient plus de secrets pour moi.

Magasin Kinkado. Au 1er niveau, une sorte de bazar où chaussettes et petites culottes voisinent avec balais et casseroles. J’ai cru tout d’abord qu’on n’avait pas compris ma demande. Mais à partir du second jusqu’au 6ème, c’est la caverne d’Ali Baba pour adeptes des loisirs créatifs en tous genres. Je me suis contentée du rayon Patchwork au second.

Malheureusement dans ce magasin, pratiquement aucun tissus japonais tels qu’on les trouve en France. Que de l’importation made in Usa. Même s’ils sont moins chers que chez nous, je vais suffisamment souvent aux Etats-Unis pour ne pas en encombrer mes bagages.
Et puis, le voyage n’est pas terminé, je n’ai pas dis mon dernier mot …

Dans ce coffre au trésor, on peut trouver une quantité incroyable d’accessoires pour confectionner ces sacs et ces bourses : fermoirs, anses, etc.


Dans les boutiques pour touristes, dans les petits magasins comme dans les grands magasins d’habillement, il y a des quantités de sacs à main, de bourses et de petits objets de toutes sortes, faits de morceaux d’un tissu gaufré comme on n’en trouve que là-bas, de couleurs et de motifs différents, agrémentés souvent de tissus plus précieux. Ils peuvent être assortis au kimono traditionnel. Aussi, on retrouve ce goût du sac dans de nombreux livres de patchwork japonais, même s’il n’a pas ce côté précieux des précédents.

On peut voir ce type de tissu sur les décorations colorées de ce sac.



KYOTO

MAGASIN TAILOR A TERAMACHI
Dans mon programme, une bonne demi-journée était réservée au shopping et comme ça m’avait bien réussi la première fois, c’est avec une nouvelle adresse, même approximative que j’empruntais le bus pour un tour en centre ville.



MOTIFS TYPIQUES
Je cherchais plus précisément des tissus à motifs traditionnels comme ceux-ci.
Et dans cette petite boutique également investie par quelques collégiennes en uniforme à col marin, je trouvais mon bonheur, et quelques autres tissus d’autant qu’ils étaient bien moins coûteux qu’à Tôkyô. Bien que vous ne les verrez pas tous ici, je n’ai pas fait de folie, pas de boulimie de tissus cette fois-ci. Le sac pliant supplémentaire que j’avais pris soin d’ajouter à mes bagages n’a même pas servi, et mon mari était ravi … il a même cru un moment que j’étais redevenue raisonnable !




Et à qui voudrait en savoir plus sur le Japon … et ses magasins de tissus à Nippori, le très beau blog de Nathako dont voici le lien :

http://japansfurin.blogspot.com/2006_09_01_archive.html

et pour savoir ce que j'ai fait de quelques un des tissus :


mercredi 24 octobre 2007

PAPEETE

Aujourd’hui je vous convie à une escapade à l’autre bout du monde.
Après à peine moins de 24 heures de voyage et 12 heures de décalage horaire, je débarque à Faaa à 5 heures par une radieuse matinée d’octobre de l’année 2006. Accueil rituel fait de distribution de fleurs de tiaré au son du ukulélé. Partie pour un tour du globe qui allait durer cinq semaines et s’avérer coûteux, je décidais dès l’arrivée de ménager mes finances en évitant le superflu. A l’aéroport pas de navette pour se rendre en ville. Seulement des taxis, trop chers pour mon budget, ou pour les plus courageux, tout en haut, les bus locaux et les trucks reliant les différentes villes par l’unique route circulaire de l’île de Tahiti Nui. Avec la gentillesse naturelle des polynésiens, deux femmes assises sur un muret occupées à bavarder nonchalamment m’indiquèrent, en me tutoyant d’emblée, où attendre en précisant qu’il fallait faire signe au chauffeur qui ne s’arrêterait qu’à cette condition (pas d’abri bus). Un truck fit l’affaire. Dans cette sorte de camion coloré, bringuebalant, au moteur poussif, aux amortisseurs d’un autre âge, à tous vents, équipé de bancs latéraux et d’un banc central recouverts de toile cirée déchirée, charriant écoliers, et travailleurs du matin, mais aucun touriste, l’immersion fut immédiate et le dépaysement assuré ! Bonnes ou moins bonnes expériences, c’est le genre de souvenirs inoubliables qui pimentent mes voyages de globe trotter. Si je choisissais d’être transportée avec tout le confort et l’assistance fournis « clés en main » par un Tour Operator, je passerais à côté de l’essentiel. Et puis à Tahiti, on parle Français, donc aucun risque de gros désagréments.
Par un heureux coup de chance, le truck me déposa avec mes bagages à proximité de l’hôtel que j’avais ciblé en plein centre de Papeete, tout près de l’incontournable marché …








MA CHAMBRE AU MANDARIN… à deux pas de la Mairie, cette très belle bâtisse à l’architecture coloniale qu’on voit derrière le truck.
Malgré près de 48 heures passées sans avoir trouvé le sommeil, les yeux fatigués et aveuglés par le soleil des tropiques, un éclair de lucidité me permit d’entrevoir une affiche annonçant une expo à l’Hôtel de Ville sur le thème de la mode en Polynésie du 19 au 21ème siècle, avec une salle entière réservée au « Ti Fai Fai » (prononcer tiféfé). Et par chance, c’était le dernier jour. Je déposais rapidement mes bagages dans ma chambre à l’Hôtel Mandarin, au lit justement recouvert d’un ti fai fai, histoire de me mettre l’eau à la bouche.


HOTEL DE VILLEAprès une douche à peine réparatrice, je n’avais plus qu’à traverser la rue pour me rendre à l’expo, exercice rendu possible malgré la fatigue grâce à une forte « motivation patchwork » !
Une Tahitienne très timide m’accueillit discrètement tout en poursuivant son ouvrage.



LE TI FAI FAIDans le ti fai fai de la Polynésie Française, on retrouve les motifs classiques de ses cousins hawaïens que les amateurs d’appliqué connaissent bien. Ils nous rappellent les découpages de notre enfance quand nous pliions un carré de papier en 4 , puis en huit pour y pratiquer des encoches, et qui une fois déplié, formait un motif régulier étoilé. C’est encore la manière utilisée pour la création de ces dessins. En voici un exemple simplifié pour qui ne connaît pas la technique. Il aidera à comprendre comment ont été réalisés les modèles de l’expo.
L’ANANASDe nombreux ouvrages étaient exposés. De très belles pièces classiques traditionnelles (Etoile de Bethléem, Ombre et Lumière, Jardin de Grand’Mère, etc.) et de plus récentes, plus Hawaïennes » comme ces ananas.

LES PHILODENDRONS
Ou ces feuilles vertes, sans doute des philodendrons.


LES ROSES
Ou encore ces roses rouges. Curieux motif alors que la rose n’est pas une fleur endémique sous ces latitudes. Peut-être celles d’une « métro » nostalgique ?


LES PERROQUETS
Ce motif utilisant plus de deux couleurs comme traditionnellement, est agrémenté de perroquets joliment brodés, de même que l’application.


LES YOYOS
Et ce dernier, très coloré, auquel on a ajouté des « yoyos ». Comme on peut le remarquer sur toutes ces photos, contrairement aux Hawaïens superbement surpiqués d’un matelassage « en écho », aucun de ceux-ci ne l’est ; qu’il ait un motif de style hawaïen ou non, pas plus que les modèles plus anciens, piécés ou appliqués. Ils ne paraissent pas être molletonnés non plus ... peut-être à cause de la chaleur ambiante ...


LA BRODEUSE
Plus personnalisés voici d’autres ouvrages de ti fai fai appliqués, plus colorés.
Cette femme dans son fauteuil, en train de coudre, entourée de fleurs de tiaré.


ADAM ET EVE
Cette scène biblique où le fruit défendu n’est pas la pomme, mais celui de l’arbre à pain, plus local, offert par l’Homme Blanc, prélude au métissage.


LA PERLE NOIRE
Par transparence, on devine quelques pièces en « appliqué inversé » rappelant vaguement les « molas » cousues par les Indiennes Kunas du Panama. A noter la représentation de la célèbre perle noire de Tahiti dans son huître-écrin, et la vahiné assise, inspirée de celle figurant sur les publicités pour la bière locale Hinano, à moins que ce soit celle de Paul Gauguin.

POLYNESIE
Et ce dernier ti fai fai « enguirlandé » de fleurs de tiaré, fait de douceur et de luminosité, deux richesses de la vie dans les îles du Pacifique.


LA « ROBE MISSION »
Quand les premiers missionnaires débarquèrent sur les Iles, vers le milieu du 19ème siècle, tant en Polynésie qu’en Nouvelle-Calédonie et dans bien d’autres encore, ils découvrirent que les femmes indigènes vivaient quasiment nues. L’évangélisation commença en imposant le port d’une robe longue, ample, à grandes manches, qui cachait pudiquement les formes de ces magnifiques autochtones. C’était la « robe mission » dont sont toujours affublées quelques Polynésiennes mais surtout les femmes des tribus kanak. En voici un modèle récent conçu de morceaux de tissus assemblés, un véritable patchwork fait d’imprimés locaux (on entrevoit quelques fleurs d’hibiscus). En Polynésie, elle permet de dissimuler l’obésité, fléau qui touche une trop grande partie de la population locale à la dérive sous l’influence de la mal-bouffe à l’américaine. On ne retrouve pas cette surcharge pondérale en Nouvelle-Calédonie dans les tribus kanak, plus proches de la nature et respectueuses de leurs origines, mais elles subissent comme une provocation l’usage du string et du topless sur leurs plages. Les mêmes Blancs qui les ont recouverts s’octroient le droit de se dénuder sous leur nez …
On les comprend aisément !


mardi 24 juillet 2007

COLETTE AU PAYS DU TAJ MAHAL

Colette vient de migrer vers le Sud. C’est une très bonne amie de vacances. Résidant dans le Nord de la France, elle prend chaque année ses quartiers d’été à Mèze, petit port lagunaire de l’Hérault, sur l’Etang de Thau où j’ai moi-même mes habitudes. C’est là que nous nous sommes rencontrées et nous nous y retrouvons dès que chantent les cigales.
Au cours de notre dîner de retrouvailles, elle me raconta son dernier voyage : le Rajasthan (Inde du Nord). Elle ne fait pas de patchwork mais me sait passionnée, alors elle a pris ces quelques photos pour moi. Je lui ai demandé la permission de les diffuser sur mon blog pour partager avec vous ces instants-patchwork d’un autre continent, tout en lui rendant hommage.


LA BOUTIQUE
Dans l’animation des bazars, elle a trouvé une boutique où l’on vend de magnifiques pièces de soie aux couleurs chatoyantes, avec lesquelles on vous confectionnera dans l’heure un sari ou dans la journée sur mesures, une robe, une chemise; peut-être pas un quilt en si peu de temps. Mais sait-on jamais …

DEBALLAGEComme à Kairouan on déroule les tapis, ici on vous déplie des quilts en soie, espérant trouver acquéreurs.


DANS LA BEAUTE D’UN PALAIS
Au cours de la visite du palais d’un Maharadjah, dans l’une des chambre elle a pu photographier ce dessus de lit en soie précieuse. Quand on sait ce que représente le travail de cette étoffe, on ne peut être qu’admiratif. En Chine j’avais été tentée par l’achat de métrages de soie pour la réalisation de patchworks, mais je me suis « dégonflée ». Les petites pièces sont trop difficiles à assembler proprement tellement ça glisse.



MEME LES JARDINS
Pour finir, admirez ces jardins … en patchwork !

Cette dernière pièce, je l’ai photographiée dans un magasin près de Mèze qui vend de beaux meubles, encadrements de portes, et bien d’autres merveilles tirées de palais indiens. Je crois me souvenir que cela s’appelle une tenture « kali zari » faite de blocs qui m’ont paru être en velours de soie brodé de fils d’or. Il existe les coussins assortis.

dimanche 15 juillet 2007

UNE ENVIE DE MER


Après un trop long séjour sous de 12 ans dont la moitié passée sous la neige, nous avons prévu d'aller vivre au bord de la Méditerranée. 

MAMAN LES P’TITS BATEAUX
Et je prépare déjà la décoration !

J’ai retrouvé quatre dessus de chaises que j’avais confectionnés à mes débuts pour cacher l’assise de vieux sièges défraîchis. On voit que je ne maîtrisais pas trop bien la technique et que j’avais très peu de tissus à l’époque. Il y a belle lurette que je n’ai plus les chaises, les couleurs ont un peu passé mais je les ai gardé par sentimentalité.


Pour nos derrières devenus douloureux, j’ai fait tailler de la mousse au gabarit des nouvelles chaises. Ensuite j’ai démonté le biais de finition et redécoupé le quilt pour qu’il ait la même forme en plus petit. Et j’ai remonté le biais sur une housse que j’ai fabriquée dans de vieux doubles rideaux.

Et voilà, ce fut l’occupation de mes vacances d’été !
Ainsi, j'avais l'impression d'y être déjà ...

mardi 5 juin 2007

LES PATCHWORK DE VIRGINIE

VIRGINIE
Je vous présente ma fille unique, Virginie. Douze ans ici, alors que je faisais mes premiers points de patchwork.
Cette housse d’édredon était mon premier ouvrage. Je n’avais reçu qu’un cours de piécé et le coussin que nous y avions réalisé n’était pas à la hauteur de mes ambitions !
Je me souviens : des idées plein la tête, je faisais des multitudes de dessins lors de trajets dans les trains de banlieue ! Les triangles et les carrés qui m’ont permis de faire le grand V et les autres lettres, étaient minuscules. Les plus grandes pièces blanches n’excédaient pas 10 cm. Mais cela ne suffisait pas. J’ai acheté un livre sur l’appliqué pour apprendre la technique et dessiné une violette d’après une photo tirée d’un livre sur les fleurs.
V comme violette … ou Virginie. Les tons mauves et violets étaient à l’époque les couleurs fétiches de ma fille.

POUR MAMAN


Virginie a grandi et comme souvent les enfants, a voulu faire comme Maman. Alors je lui ai appris les rudiments du piécé. Quelques semaines plus tard, en cachette, elle réalisait ce coussin qu’elle m’offrit pour mon anniversaire. Quel beau cadeau et comme elle était fière ! (Moi aussi !)
Frimousse a beaucoup aimé se coucher dessus quand je ne l’avais pas à l’œil !

NOEL
Pour se faire de l’argent de poche, Virginie eut l’idée de vendre sur les marchés de Noël où j’exposais, des boules de polystyrène qu’elle habillait de morceaux de tissus précieux. Il y en avait de toutes sortes, de simples mais aussi de très sophistiquées. Voici le résultat.


Elle en revenait souvent avec des commandes, et y passait toutes ses soirées.


Un jour, elle en eut assez de ces calendriers de l’Avent en carton, distributeurs de chocolats. Elle eut envie d’en fabriquer un elle-même, avec de grandes poches-cœurs … pour y mettre de plus gros chocolats, ou mieux, de petits cadeaux.
La coquine, il ne me restait plus qu’à remplir les poches !



STARS AND STRIPES
Quinze ans.
C’est l’année où nous sommes allés en Pennsylvanie à la rencontre des Amish. En souvenir de ce voyage, elle a choisi les tissus qui m’ont permis de réaliser pour elle cette nouvelle housse d’édredon.

Mais il fallut un coussin pour l’accompagner. Et puis ça tombait bien, il restait un peu de tissu !
LES MOULINS DE MON CŒUR
A 18 ans, elle choisit de faire ses études loin de chez nous. C’est en souvenir de cette séparation que je lui offrais ce quilt d’un mètre au carré. C’est le seul ouvrage de ces pages consacrées à Virginie, qui soit réalisé à la machine.
Toutes celles qui connaissent le montage de ces moulins savent qu’il reste de quoi faire au moins le même quilt, en modèle réduit.
Tandis que Virginie possédait le grand modèle, j’avais le petit pour moi ; le voici.
Vous remarquerez sans doute le dégradé arc-en-ciel …
Un peu de soleil dans une pluie de larmes …


UN EX CHEZ NOUS
Virginie quittait SA maison parisienne à regrets. Je la lui ai offerte en patchwork.
C’est à ce moment-là que nous sommes partis dans les Alpes, pour une autre maison qu’on peut voir plus loin, dans le quilt commun offert au village d’Autrans (exposé à l’Office de Tourisme).



V COMME … VIRGINIE
Virginie a 20 ans.
J’ai confectionné ce coussin en Trapunto.
J’ai ombré son initiale de fils de couleurs glissés entre le molleton et le top.
J’ai ajouté des broderies et des perles.
(Voir LE TRAPUNTO EMBELLI, hors série de MAGIC PATCH).
Aujourd’hui, elle a 27 ans. Et d’autres priorités que le patchwork.
Elle a commencé il y a bien longtemps des blocs de Trapunto à ajouter à des quantités de nine-patch que j’ai montés pour elle, avec les échantillons de tissus pour patchwork, afin d’en faire un dessus de lit.
Je lui avais promis quand elle aurait fini sa part d’ouvrage, d’assembler le tout et de le matelasser pour son mariage.
Quand je lui rappelle qu’elle n’a toujours pas fini, elle me répond malicieusement :
« Ne t’en fait pas Mamounette, je ne me marie pas encore demain ! »
Sacrée Virginie ! Je la soupçonne de faire durer l’ouvrage, telle Pénélope …
Quand un jour elle me dira : « Tu vois bien que je n’ai pas le temps, ce serait sympa de terminer mes blocs », j’aurai compris que la Mairie n’est pas loin !