vendredi 6 juin 2008

MES ACCESSOIRES COUTURE

AIE AIE MES DOIGTS !
Combien de fois j’ai entendu ça !
Alors je vous montre ici mes gadgets pour matelasser sans douleur :

- le dé … qui ne sert pas qu’à ça.
A ce sujet, il faut savoir qu’avant de faire du patchwork, à la grande désolation de ma Maman (ex couturière), je ne pouvais ni coudre ni broder avec un dé. Si elle m’y obligeait, je tenais l’aiguille entre le pouce et l’index, laissant le majeur dressé au-dessus tellement le dé me gênait. Aujourd’hui, je ne peux plus m’en passer.

- le protège-ongle blanc que je porte à l’index de la main gauche (je couds de la main droite). Certaines ont ce doigt tout abîmé (attention au panaris si vous vous piquez à ras de l’ongle). Moi c’était l’ongle parce que je l’utilise pour que l’aiguille vienne y buter sous le tambour avant de remonter dans le molleton.
J’ai essayé des protège-doigts en cuir, mais si ça me gênait moins, mon aiguille se prenait dans la peau du cuir et je pestais chaque fois. Je ne vous dirais pas que celui-ci (en plastique rigide) est d’un grand confort, mais pour un matelassage de longue halène comme un dessus de lit, ça rend service. Pour de petits travaux, je me coupe l’ongle de l’index à ras et je fais sans. Et puis j’évite de mettre du vernis !

- les tire-aiguilles bleus. Je n’en porte qu’un au bout de l’index.
J’ai trouvé ceux-ci à Tôkyô, mais ils sont de la marque américaine Clover, on doit donc pouvoir en acheter ailleurs chez tout bon fournisseur de matériel pour patchwork. Existent en plusieurs tailles.
Avant, j’utilisais un morceau de gros bracelet élastique pour tirer une aiguille récalcitrante qui ne voulait plus glisser*. Ce n’était pas très pratique … quand je ne l’avais pas perdu ! Depuis que j’ai trouvé ce gadget, quel bonheur de matelasser ...
*ce peut-être aussi dû à l’oxydation … en changer peut s’avérer être la solution !

LE TAMBOUR
Pour le matelassage, je n’en possède qu’un, costaud, en bois de hêtre (je crois).
Pour ne pas le confondre avec un autre, je l’ai personnalisé avec mon nom et de petits dessins faits au pyrograveur.
Pour matelasser près des bords et dans les angles, je n’ai pas voulu investir dans un tambour spécial. Je verrai lors d’un prochain voyage aux Etats-Unis si ça vaut le coup.
En attendant, j’ajoute des bandes de tissus que je tiens avec des épingles de sûreté (appelées aussi épingles à nourrice). Si ça n’est pas clair, je vous fais un dessin.

Savez-vous que les Américaines raffolent des tambours à matelasser laissés bruts, vernis ou peints, pour encadrer certains petits ouvrages ? C’est vrai que c’est sympa.
J’ai essayé la colle en bombe 505 pour tissus afin de fixer les trois couches (top, molleton et toile de fond). Je trouve que ça empêche l’aiguille de glisser et rend le matelassage plus difficile.
Une élève m’a offert des pinces pour tenir ensemble ces trois épaisseurs, mais j’en reviens toujours aux bonnes vieilles méthodes, même si ça doit me prendre beaucoup de temps (environ 8 heures pour le simple faufilage d’un dessus de lit). C’est le gage de la réussite d’un travail qui va demander des mois, alors qu’est-ce que c’est qu’une journée ?

LA CAGE A DE
J’ai acheté la première en Chine, dans un Magasin du Peuple.
Entièrement fermée, elle est constituée de trois faces de tissu tendu (dans le biais sur un rhodoïd probablement). Il suffit d’appuyer sur les côtés pour qu’elle s’ouvre. La seconde vient de Kyoto, cadeau pour une amie. Même principe, même forme, même taille, agrémentée de petites perles.



Et puisque nous parlons de dé, voici une histoire :
Un jour, une couturière cousait, assise au bord de la rivière. Soudain, son dé tomba dans la rivière. Comme elle hurlait de désespoir, le Seigneur apparut et lui demanda :
- "Ma fille, pourquoi pleures-tu ?"
La couturière répondit que son dé était tombé dans la rivière et qu’elle en avait besoin pour coudre pour ainsi aider son mari à nourrir sa famille.
Le Seigneur plongea la main dans l'eau et en sortit un dé en or avec des saphirs.
-"Est-ce ton dé ?" demanda le Seigneur.
- "Non" répondit la couturière.
Le Seigneur plongea à nouveau la main dans la rivière et en ressortit un dé en or et rubis.
-"Est-ce celui-ci ton dé ?" demanda-t-il une nouvelle fois.
À nouveau, la couturière répondit « non ».
Le Seigneur plongea une troisième fois la main dans la rivière et en ressortit un dé en cuir.
-"Est-ce ton dé ?" demanda le Seigneur.
-"Oui" répondit la couturière.
Le Seigneur fut content de l'honnêteté de la femme et lui donna les trois dés de couture. La couturière rentra à la maison, heureuse. Quelques années plus tard, pendant une promenade du couple au bord de la rivière, le mari tomba dans l'eau et disparut dans le courant. La couturière hurla à pleins poumons. Le Seigneur lui apparut à nouveau et lui demanda :
-"Femme, pourquoi pleures-tu ?"
La couturière répondit:
-"Oh Seigneur, mon mari est tombé dans la rivière !"
Le Seigneur plongea la main dans l'eau et en ressortit George Clooney.
-"Femme: est-ce ton mari ?"
-"Ouiiii!!!" hurla la femme.
Le Seigneur, furieux: :
-"Tu as menti, ce n'est pas vrai !!!"
La couturière répondit:
-"Pardonne-moi Seigneur. Il y a eu malentendu: si j'avais dit « non » à George Clooney, vous auriez sorti Brad Pitt... et si j'avais dit « non » à lui aussi, vous auriez sorti mon mari. Et si à ce moment j'avais dit « oui » vous m'auriez donné les trois. Seigneur, ma santé n'est plus si bonne, je n'aurais pas pu prendre soin de trois maris. C'est pour cela que j'ai dit « oui » à George Clooney".
Ainsi, le Seigneur permit à la couturière de garder Clooney avec elle.
La morale de l'histoire ? Quand une femme ment, c'est pour une raison juste et honorable et c'est dans l'intérêt de tout le monde !!!

LA POUPEE PORTE-AIGUILLES
Un cadeau de ma fille lors d’un voyage à St-Martin.


LA CHATELAINE
J’espère que c’est bien le nom !
Trois mini-blocs pour faire trois poches où mettre le petit matériel.
Une patte tenue par un pression pour les ciseaux à broder.
Un velcro sous la souris-bague-pelote-à-épingles.
Et le pin de France-Patchwork … à laquelle je ne suis plus adhérente.
Biais maison en shibori (tissu teint à la japonaise – fait maison également.


LA BAGUE PELOTE A EPINGLES
En forme de souris.
Acheté lors d’une exposition de patchwork.
Une idée pour vos futurs marchés de Noël.

POUR MA MACHINE A COUDRE
Dans mon atelier, vous avez déjà vu le meuble de machine à coudre déployé. Quand je n’ai pas besoin de le refermer, je protège l’outil avec ce couvre-machine.
Le motif principal est fait d’un carré imprimé que j’ai matelassé dans les contours du dessin.
Il a été assemblé à un tissu trouvé à part qui rappelle la couture, décoré de boutons dépareillés récupérés lors de l’inventaire du magasin de ma Maman (mercière dans les années 60).
J’ai encore un véritable trésor provenant de ce magasin.
Eh non ! Je ne jette rien … d’où sans doute mon goût pour le patchwork et tout ce qui se récupère afin de lui donner une seconde vie.
Pour la rigidité de l’ensemble, j’ai glissé un calendrier mural coupé aux bonnes dimensions entre le top matelassé et la doublure. S’il n’y avait pas les cartons, il serait entièrement réversible.
Finition biais.


Maman a eu une machine Singer comme celle-ci, sans moteur, avec un pédalier. Elle l’a changée pour un engin très moderne à l’époque, celui que j'ai longtemps utilisé.



Grâce à l'excellent tuto de Nadine de Mes Petites Mains Pleines de Doigts, je viens de faire un cadeau à ma nouvelle machine à coudre : une jolie fleur porte-épingle !



5 commentaires:

mamyours a dit…

bonjour je bricole aussi , je suis a la recherche d'un etuis a de
je fais surtout du point compte et du boutis , je me suis regalee avec les biscornus je pense que tu connais, et des piques aiguilles avec des bouchons de bouteilles de lait
amicalement
mamyours

la-bricole a dit…

Chine ou Japon pour aller chercher un étuis à dés, c'est peut-être un peu exagéré, j'en conviens. En France ce que tu peux trouver ce sont des cages à dés, sorte de bijou que l'on porte en pendentif autour du cou. Très joli, mais tu peux n'en mettre qu'un.
On les trouve en mercerie généralement.

Miaou a dit…

Bonjour !

Je decouvre ton blog avec un infini plaisir. Mes viites seront frequentes desormais :)
Je mets ton histoire de dés avec un lien de ton blog sur le mien (www.miaouzdays.com) et je t'ajoute dans mes favoris :)
Merci pour ton sens du partage

Bizzronrons de Miaou

Ty.Jecyka a dit…

Merci de m'avoir amenée dans les archives de ton atelier....j'ai encore appris beaucoup de choses et découvert que , pour les dés et protèges-doigts en tout genre, j'ai les objets mais je n'arrive pas à m'en servir...il va falloir que je fasse un "stage" de dé....car en ce moment mon majeur hurle de toutes les douleurs!
Gros Becs

Nadine a dit…

Je viens enfin de prendre le temps de lire ton article en entier ! J'ai adoré cette histoire de dé perdu... Je crois que je vais la reprendre sur une séance de contes (je suis conteuse aussi ;o)
Merci pour toutes ces références d'objets utiles ! Je n’utilise jamais de dé. A force, j'ai un cal sur le majeur. Mais il m'est arrivé d'avoir de gros trous dans la chair (aïe aïe).
Merci aussi pour le lien vers mon site et le tuto, bien modeste de la petite fleur qui orne bien joliment ta machine.
J'ai partagé les photos que tu m'as envoyées.
A très vite