vendredi 17 septembre 2010

QUILTS IN ALASKA

Je rentre d’un voyage en Alaska. 

Pour un état grand comme 3 fois la France on compte seulement 684.000 habitants concentrés dans les rares villes à proximité des quelques grands axes, tout aussi rares.
Voici une cabane en rondins (Log Cabin) comme on en voit tant ici. C'est celle de l'Office de Tourisme de Anchorage.

Le reste du territoire est occupé par la nature magnifique et généreuse qui nous offre parfois de belles rencontres. Elans, baleines, ours.

Si le sujet vous intéresse, rendez-vous sur mon autre blog
http://la-bricole-globe-trotter.blogspot.com/2010_08_01_archive.html

Pas plus de 3° le matin, 12 à 15° l’après-midi, au mois d’août, 23° les jours de soleil (rare !) je n’étais donc pas là-bas pour bronzer.

Dans le bâtiment d’accueil des visiteurs du Parc du Denali, j’ai photographié ce quilt qui représente le sommet le plus élevé d’Amérique du Nord, le Mt McKinley et toute la chaîne du Denali.

Sur la route en bordure du parc, le temps de se restaurer, rendre visite à quelques boutiques de souvenirs et ce magasin de décoration qui vendait quelques quilts et tissus.





En route pour Homer...

perdu au milieu de nulle part, un ours sculpté dans un tronc d’arbre nous invite pour un arrêt dans cet autre magasin où je ne résiste pas au plaisir de me laisser aller à quelques folies.







Au sud d'Anchorage, nous nous arrêtons pour la seconde fois dans le même motel : BIRD RIDGE MOTEL.

Ici tout est « home made » autrement dit fait maison :
La décoration des murs extérieurs sur lesquels sont joliment peintes des épilobes en épis, la fleur emblématique de l'Alaska.

"Home made" aussi les muffins, le banana bread de notre "breakfast", et... les quilts qui ornent nos lits. Dans chaque chambre un couvre-lit différent. Dommage, je n'ai pu qu'entrevoir les autres à travers les stores vénitiens, mais on peut en voir encore deux sur le site du motel.





... et aussi les splendides rideaux de douche brodés au ruban de soie !



Skagway. C’est la porte d’entrée des chercheurs d’or du Klondike. Ici plane encore ici un parfum de ce temps là.


Mon mari qui sait que je suis toujours à l’affût de magasins de patchwork, et de photos à vous montrer, à l’œil bien aiguisé et c’est lui qui repèrera celui-ci.

Des quilts dans la vitrine…


Et à l’intérieur, des merveilles...



... que nous sommes venus nombreux à admirer !











Contrairement à Hawaii qui a son propre style, ici rien de tout ça mais on sent bien l’influence de la nature omni présente dans chacun de ces quilts.

J’ajoute ces deux photos de poupées esquimaux de toute beauté.


Je ne m’attendais pas à trouver autant de magasins de patchwork ici. Je n’avais même pas cherché les adresses avant de venir convaincue de n’en pas trouver sur ma route, alors la surprise était belle.

Pour qu’il y en ait autant pour si peu d’habitants, j’en déduis que les hivers étant très rigoureux et particulièrement longs (il commence souvent à neiger dès la fin août et jusqu’en juin suivant) c’est le loisir idéal pour les Alaskanes.

De retour à Seattle où nous redevions prendre l'avion pour Paris, nous nous sommes arrêtés pour une photo du panorama sur les hauteurs de la ville. Kerry Parc, L'endroit est romantique à souhait et on y célébrait justement un mariage.



Une table avait été dressée pour un cocktail en plein air. J'ai remarqué en bout de buffet (dans l’angle à droite)... un quilt !


mardi 20 juillet 2010

MON POTAGER PARISIEN

Quand j’étais enfant, mon père cultivait un très grand potager dans lequel poussaient aussi des arbres fruitiers dont un grand prunier à quetsches. C’est l’âge où l’on veut faire comme Papa, alors il me donna un petit lopin de terre justement sous le grand arbre, là où il ne poussait jamais rien. J’aimais et m’occupais tant de ce jardin rien qu’à moi que les plantes y prospéraient, étonnant tout le monde. C'était miraculeux !

Beaucoup plus tard, j’ai eu envie de faire un petit potager bio dans le jardin de la copropriété où je vivais et qui d’après le règlement n’aurait dû n’être que d’agrément. Alors après le bassin, entre notre maison et celle de nos voisins, j’ai retrouvé les gestes d’antan : bêcher la terre, semer, éclaircir, repiquer, planter salades, carottes, radis, betteraves, blettes, haricots, courgettes, tomates, fraisiers, etc.


Je respectais le calendrier lunaire et n’utilisais que des engrais bio (algo-forestier)

Comme mon père 40 ans plus tôt, voisins et amis ont bien rigolé :

- Que pourra-t-il bien pousser dans ton jardin plein de courants d’air où il n’y a même pas de soleil ?

Pour le couper du courant d’air, j’ai posé des canisses le long du grillage, caché par une haie vive assez dense côté rue, des groseilliers et des framboisiers côté jardin. Pour le soleil, j’ai compté sur l’été où il est au zénith et que ses rayons tombent droit entre les deux maisons.

Dès la première année, j’ai récolté des tomates variété « bifteck » dont le nom à lui seul m'avait amusée :
http://www.worldlingo.com/ma/enwiki/fr/Beefsteak_%28tomato%29

La plus grosse pesait 800 g ! Ils en ont pâli d’envie !

Tout ça dans ce minuscule jardin. Le miracle s'accomplissait de nouveau !

J’ai retrouvé ces quelques photos de cette belle expérience qui comme le bassin n'a malheureusement pas durée suite à mon déménagement dans une région recouverte par la neige 6 mois de l'année. Adieu radis, carottes, betteraves et haricots verts !

lundi 7 juin 2010

RECYCLAGE


Par moment, j’ai l’impression de ne plus rien faire à part préparer mes voyages derrière mon pc et rédiger quelques articles pour ce blog.

Si, si je couds encore … mais j'avance lentement !

Puis comme toujours, j’ai plusieurs ouvrages en route que je ne montre qu’achevés. Et comme l’un d’eux n’est autre qu’un couvre-lit, vous n’êtes pas prêts de le voir !

Alors aujourd’hui, je vous montre les derniers nés. En fait, je devrai parler de « renaissance » puisqu’il s’agit d’un recyclage.

Vous rappelez-vous « NOTRE DAME DES FLEURS » ?


C’est ainsi que j’avais baptisé ce panneau-vitrail d’environ 110 x 80 cm confectionné pour enjoliver un vieux plexiglas granité, laid et rayé qui donnait de la clarté dans l’escalier de mon ancienne habitation en Vercors.
Voir :
http://la-bricole.blogspot.com/2008/06/autrans_8042.html


Quand nous avons déménagé, nos successeurs n’en n’ont pas voulu (les goûts et les couleurs …) je l’ai donc rapatrié dans ma nouvelle et très grande demeure, mais sa transparence n’était plus mise en valeur puisque j’ai dû le poser sur un mur.

Depuis, nous avons encore déménagé. Dans seulement 3 pièces, je ne savais plus qu’en faire, alors voici ce qu’il est devenu …


Fait d’une seule pièce, j’ai d’abord décousu (à la loupe) le petit biais entre chaque fleur. Un vrai jeu de patience quand on voit les petits points.


Et j’ai taillé 6 blocs, un pour chaque fleur. Pour les agrandir, j’ai coupé des bandes dans la doublure en tissu très transparent identique à celui du fond, et j’ai recomposé un vitrail tout autour de chaque bloc dans l’harmonie des couleurs de chacune des fleurs.
LE CROCUS (crocus vernus)


LE LIS MARTAGON (lilium martagon)


LA GENTIANE BLEUE (gentiana clusii)


LE SABOT DE VENUS (cypripedium calceolus)


LA TULIPE SYLVESTRE (tulipa sylvestris)


LA CAMPANULE (campanula persicifolia)