Pour adoucir les rigueurs de notre hiver précoce, je vous invite au voyage. Cette année, je vous offre l’Île Maurice.
On ne va pas à Maurice seulement pour ses plages paradisiaques abritées sous les filaos bordant un lagon turquoise, véritable aquarium tropical bercé par les alizés. On s’y rend aussi à la découverte d’une culture haute en couleurs, ou plutôt une multiculture.
Ancienne « Isle de France », son histoire est très liée à celle de sa voisine l’Île Bourbon, devenue plus tard La Réunion. Terre d’aventures, mais aussi d’esclavage, le peuplement s’effectuera dès le début de la colonisation, par des déportations massives en provenance pour l’essentiel de Madagascar, du Mozambique et de l’Inde.
Au début du 19èmesiècle, la France conserve l’Ile Bourbon et abandonne «Mauritius » aux Anglais qui ne réussiront jamais à effacer un siècle de présence française : le code Napoléon, la langue créole et le catholicisme demeurent. Et si la langue officielle est l’Anglais, le Français est toujours enseigné, ainsi que le créole. Indiens et Chinois parlent aussi leur langue d’origine. Les religions sont très présentes sur l’île et semblent se côtoyer harmonieusement.
Quand on parle de la gentillesse des Mauriciens, ce n’est pas un vain mot. Mais ce sourire et cette affabilité sont souvent déroutants pour notre esprit d’occidental qui y pressent toujours un petit quelque chose de pas «catholique ». Il est vrai que s’ils ne « fonctionnent » pas comme nous, il faut les accepter tels qu’ils sont sans oublier que c’est nous qui sommes chez eux … Leur façon de « faire des affaires » fait partie de leur culture.
On trouve de tout sur ces marchés : des fruits, des légumes, des épices. Plus rarement de la viande. Le poisson lui, est le plus souvent vendu au retour des pêcheurs, directement sur la plage.
Mais il y a également des marchés réservés aux textiles de toutes sortes : saris, cachemires, pashminas, tuniques indiennes, t-shirts, polos et chemises de vraies fausses marques, côtoient souvenirs, chaussures, bijoux, parfums et montres, de contrefaçons également.
Pour finir cette visite, je vous ai réservé quelques patchworks, broderies, et ouvrages divers que l’on peut s’offrir à petit (et à grand) prix sur cette île parfumée.
A côté du grand patch rose, des nappes blanches brodées à Madagascar avec les mêmes motifs traditionnels que l’on retrouve sur le chemisier ci-dessous.
Un « crazy » façon mauricienne
Voyez ici le détail d’une pièce entièrement brodée.
On ne voit plus le tissu de fond.
Et dans des boutiques plus « chics »
Ces riches châles brodés à la main
(dommage on n’en voit pas ici les couleurs éclatantes)
Ce panneau mural brodé à la main également …
... et cet autre.
Et pour finir, ce panneau mural entièrement brodé de fil d’or et incrusté de pierres précieuses. Je serai bien incapable de vous en donner le prix (ceux-ci sont très rarement affichés et même dans les magasins chics, on peut marchander) Et puis, à partir du moment où je ne suis pas intéressée par un objet, je ne demande jamais ce qu’il coûte, sinon le vendeur ne me lâche plus ! D’autre part, même si c’est un très bel article, je ne vois pas ça chez moi … et je n’en ai sûrement pas les moyens.